Entretien préalable reporté : quels délais faut-il recalculer ?
Le report de l’entretien préalable peut modifier ou non le point de départ des délais selon son origine. Explications et chronologie à conserver.
Le délai minimal avant l’entretien
L’entretien ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation ou la remise de la convocation. Lorsqu’un report intervient à la demande du salarié, la jurisprudence admet que l’employeur n’est pas nécessairement tenu d’envoyer une nouvelle convocation complète, mais il doit informer en temps utile de la nouvelle date et de la nouvelle heure.
Le contexte exact et le motif du report doivent être conservés par écrit.
Le délai d’un mois en matière disciplinaire
Lorsqu’une sanction disciplinaire est envisagée, elle ne peut intervenir plus d’un mois après le jour fixé pour l’entretien. Si le report résulte de la seule initiative de l’employeur, le délai peut continuer à courir à partir de la première date. En revanche, lorsqu’il intervient à la demande du salarié ou en raison de son impossibilité de se présenter, la nouvelle date peut devenir le point de départ.
Cette distinction peut décider de la régularité d’un licenciement disciplinaire notifié tardivement.
Ne pas confondre délai minimal et délai maximal
Le délai de cinq jours protège la préparation de l’entretien. Le délai d’un mois limite le temps laissé à l’employeur pour notifier une sanction disciplinaire après la date fixée pour l’entretien. Ils n’ont ni le même objet ni le même mode de calcul.
Pour un licenciement non disciplinaire, d’autres règles s’appliquent. Il faut donc identifier clairement la nature des motifs envisagés.
La chronologie à conserver
Gardez la première convocation, la demande de report, la réponse, la nouvelle date, la preuve de l’entretien et la date d’expédition de la lettre de licenciement. Notez qui a demandé le report et pourquoi. Sans cette séquence, il devient difficile de déterminer le bon point de départ.
Les vérifications à faire
- Conserver la première convocation
- Formaliser la demande et le motif du report
- Identifier l’auteur réel de l’initiative
- Distinguer délai de cinq jours et délai disciplinaire d’un mois
- Conserver la date d’expédition de la lettre de licenciement
Questions fréquentes
L’employeur doit-il toujours envoyer une nouvelle convocation ?
Pas nécessairement lorsque le report est demandé par le salarié, mais la nouvelle date et la nouvelle heure doivent être communiquées utilement.
L’arrêt maladie oblige-t-il l’employeur à reporter ?
Pas automatiquement. Il faut apprécier la situation, les demandes formulées et la possibilité effective pour le salarié de participer.
Quel délai compte pour une faute grave ?
Le licenciement pour faute grave relève de la procédure disciplinaire, avec notamment la limite d’un mois après le jour fixé pour l’entretien, sous réserve des règles propres au report.