Procédure

Entretien préalable reporté : quels délais faut-il recalculer ?

Le report de l’entretien préalable peut modifier ou non le point de départ des délais selon son origine. Explications et chronologie à conserver.

Mis à jour le 23 juillet 2026Lecture : environ 6 minutes
La question en pratiqueUn entretien est repoussé parce que le salarié est malade, parce qu’il le demande ou à la seule initiative de l’employeur. Le nouveau rendez-vous ne produit pas toujours les mêmes effets sur les délais de procédure.

Le délai minimal avant l’entretien

L’entretien ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation ou la remise de la convocation. Lorsqu’un report intervient à la demande du salarié, la jurisprudence admet que l’employeur n’est pas nécessairement tenu d’envoyer une nouvelle convocation complète, mais il doit informer en temps utile de la nouvelle date et de la nouvelle heure.

Le contexte exact et le motif du report doivent être conservés par écrit.

Le délai d’un mois en matière disciplinaire

Lorsqu’une sanction disciplinaire est envisagée, elle ne peut intervenir plus d’un mois après le jour fixé pour l’entretien. Si le report résulte de la seule initiative de l’employeur, le délai peut continuer à courir à partir de la première date. En revanche, lorsqu’il intervient à la demande du salarié ou en raison de son impossibilité de se présenter, la nouvelle date peut devenir le point de départ.

Cette distinction peut décider de la régularité d’un licenciement disciplinaire notifié tardivement.

Ne pas confondre délai minimal et délai maximal

Le délai de cinq jours protège la préparation de l’entretien. Le délai d’un mois limite le temps laissé à l’employeur pour notifier une sanction disciplinaire après la date fixée pour l’entretien. Ils n’ont ni le même objet ni le même mode de calcul.

Pour un licenciement non disciplinaire, d’autres règles s’appliquent. Il faut donc identifier clairement la nature des motifs envisagés.

La chronologie à conserver

Gardez la première convocation, la demande de report, la réponse, la nouvelle date, la preuve de l’entretien et la date d’expédition de la lettre de licenciement. Notez qui a demandé le report et pourquoi. Sans cette séquence, il devient difficile de déterminer le bon point de départ.

Réponse synthétiqueLe report ne remet pas automatiquement tous les compteurs à zéro. Son effet dépend notamment de la personne qui l’a demandé et du caractère disciplinaire ou non du licenciement.

Les vérifications à faire

  • Conserver la première convocation
  • Formaliser la demande et le motif du report
  • Identifier l’auteur réel de l’initiative
  • Distinguer délai de cinq jours et délai disciplinaire d’un mois
  • Conserver la date d’expédition de la lettre de licenciement

Questions fréquentes

L’employeur doit-il toujours envoyer une nouvelle convocation ?

Pas nécessairement lorsque le report est demandé par le salarié, mais la nouvelle date et la nouvelle heure doivent être communiquées utilement.

L’arrêt maladie oblige-t-il l’employeur à reporter ?

Pas automatiquement. Il faut apprécier la situation, les demandes formulées et la possibilité effective pour le salarié de participer.

Quel délai compte pour une faute grave ?

Le licenciement pour faute grave relève de la procédure disciplinaire, avec notamment la limite d’un mois après le jour fixé pour l’entretien, sous réserve des règles propres au report.